Précaution, vous avez dit précaution ?

Et oui, l’ère du temps nous inspire un autre air. Just breathe… Lequel allez-vous nous questionner ? Nous parlons bien de la précaution, alliée à la responsabilité universelle et l’éthique, dans l’accompagnement au changement en entreprise…
Le souci du respect de l’environnement et celui de la transmission des codes éthiques pour les générations futures est un sujet de préoccupation managérial plus que majeur élaboré dans le respect des principes normatifs de Jonas. Dans cette continuité, l’impératif de précaution formulé par Jonas traduit l’idée de transmission des codes éthiques avec pérennité et régularité, mission qui est d’autant plus prégnante dans le cadre de changements organisationnels initiés. Nous sommes bien ici dans une logique inscrite à très long terme dans le respect de l’éthique d’action et de conviction

Changement Organisationnel, Pérennité et Coopération : c’est du solide ! Et ça dure !

De ce fait, est-ce possible de concevoir l’utilisation à bon escient du principe de précaution  dans l’implémentation de vos changements organisationnels ? Jonas a-t-il raison ? Est-il plus que recommandé de gérer tous les types de changement organisationnel selon l’impératif catégorique de la précaution ? Et bien oui ! Cette idée fait corps avec les 8 étapes de John Kotter selon la théorie du « Leading Change ». Nous sommes ainsi au cœur du sujet, et nos chers petits pingouins en sont la preuve vivante!
Si le principe de précaution concerne toutes les étapes du changement, il en est une qui est plus spécifiquement concernée. A laquelle faisons-nous référence ? L’étape finale bien sûr ! Celle qui fusionne avec nos principes-clés énoncés précédemment. L’étape concernée consiste à ancrer la nouvelle culture instillée pendant et après le processus du changement organisationnel dans la continuité et la pérennité. Le processus du changement va s’accélérer de façon encore plus intense, si son instigateur s’auto-responsabilise en renforçant sa légitimité naturelle et absolue dans le respect du code éthico-social. Ceci permet de responsabiliser au mieux l’équipe de collaborateurs embarqués dans le changement sur le mode de l’équité. Le décideur pourra finalement instiller le modèle d’un comportement managérial en cohérence avec les normes conçues et définies par le principe de précaution, surtout dans le contexte spécifique du changement organisationnel.
L’organisation concernée est ainsi tenue de prendre en considération l’équilibre des personnes à la fois sur le plan individuel et collectif, ceci afin de contribuer idéalement et  universellement au bien-être de tout individu comme élément indissociable des objectifs de l’entreprise vue comme entité. La visée coopérative et le soin accordés aux pré-requis et expectatives de chaque collaborateur vont ainsi de pair avec un développement sain et constructif de relations professionnelles harmonieuses dans le respect des règles. Ces impératifs de type managérial sont à mettre en valeur dans le cas de changements organisationnels comme un outil ultra-fiable et utile pour appliquer la méthode « Leading Change ».

En amont du principe de précaution : la Responsabilité Sociale en Entreprise et le Changement Organisationnel

Principe de précaution et responsabilité sociale sont intrinsèquement liés. Et encore plus intimement dans le cas de changements organisationnels. Selon l’OIT –Organisation Internationale du Travail-, la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) ou corporate social responsibility traduit la façon dont les entreprises prennent en considération les effets de leurs décisions et activités sur la société globale. « La RSE est une initiative volontaire dont les entreprises sont le moteur ; celle-ci se rapporte à des activités dont on considère qu’elles vont plus loin que le simple respect de la loi. » D’où la considération selon laquelle l’éthique pure dépasse le cadre de la simple légalité et morale stricto sensu. En outre, ces mêmes entreprises s’engagent à  affirmer leurs principes et valeurs éthiques tant dans l’application légitime et approuvée de leurs méthodes et procédés internes que dans leurs relations avec d’autres acteurs.

ISO : ça vous dit quelque chose ?

En parallèle au principe de précaution et à la responsabilité sociale, la norme ISO 26000 a été mise en place depuis le 1er novembre 2010 via un protocole d’accord avec l’OCDE et l’UNGCO (Bureau du Pacte Mondial de l’ONU). Cette norme a établi des lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale afin de promouvoir l’implémentation de pratiques améliorées en matière de responsabilité sociétale dans la lignée typologique du concept de Responsabilité Sociale des Entreprises et de Responsabilité Sociale des Organisations. Il est important de mentionner le fait que la norme ISO 26000 n’a pas qualité de « certification » en tant que telle.

Principe de précaution, Responsabilité Sociale, norme ISO 26000 :

Quelle finalité pour quelles lignes directrices ?
La finalité suprême dans le changement organisationnel? Que les organisations développent, grâce aux processus de changement, leur capacité et auto-distanciation critique et soient capable d’effectuer un retour réflexif sur elles-mêmes, ceci dans le cadre du processus décisionnel et de l’ensemble des activités. Dans cette optique, la société concernée vise à favoriser la transmission de valeurs éthiques prônant la fiabilité et la transparence discrétionnaires orientées long terme, sustainability oblige !
Puisque les termes « Responsabilité » et « Précaution » désignent le fait d’assumer pleinement la conséquence de nos actes à court, moyen et long terme tant sur le plan individuel que collectif, tout un chacun doit se sentir responsable des autres à l’instar de ce fameux proverbe des mousquetaires, « Tous pour un, un pour tous », et de la logique Top-Down puis Bottom-Up issue du Change Management. La responsabilité est d’ailleurs le principe même de la vraie liberté décisionnelle en entreprise.
Il est donc grand temps de se réveiller ! Mise au pilori des décennies durant, la responsabilité sociale et le principe de précaution ont tous deux dû attendre trop longtemps pour être pris effectivement en considération dans le monde du management entrepreneurial.  L’amélioration des performances par la responsabilisation peut-elle être fructifiante ? Oui, c’est certain ! A condition de prendre en compte les paramètres éthiques qui vont rendre possible l’implémentation du changement initié. Chaque petit pas et initiative des entreprises œuvrant en ce sens est donc « un grand pas pour l’Humanité »…
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